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1945, le général Salan dans le piège indochinois

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1945, le général Salan dans le piège indochinois

  • Auteur : Jacques Valette
  • Editeur : ESPRIT DU LIVRE (L’)
  • Nb de pages : 134
  • Date de parution : 24/04/2009

Informations complémentaires

Poids 0,22 kg
Dimensions 15,5 × 23,5 × 0,6 cm
UGS : 9782915960518 Catégories : ,

16,00

Résumé

Le rôle secret du général Salan dans le retour des Français en Indochine en 1945. Traitant directement avec le Viet-minh, il est l’un des acteurs majeurs des pourparlers de l’année 1946, comme le révèlent ses archives privées. Le général Salan redécouvre l’Indochine, où il a servi lorsqu’il était jeune officier, quelques semaines après la capitulation japonaise, en octobre 1945. Ses archives apportent un éclairage sur son rôle durant les semaines de son bref commandement. Il est chargé par le haut-commissaire Thierry d’Argenlieu et le général Leclerc, commandant en chef, de ramener les quelques milliers de soldats réfugiés en Chine après le coup de force japonais du 9 mars 1945, que Leclerc compte utiliser pour réoccuper le Tonkin. Il doit également obtenir le repli des divisions chinoises qui, sous couvert de recevoir la capitulation japonaise, ont entrepris de vivre aux dépens du Tonkin. Il a rempli sa mission. En Chine, il est parvenu à réorganiser les unités françaises, à les réarmer et à les envoyer occuper une zone clef, le pays Thaï, où il savait trouver l’appui politique d’une grande famille francophile, les Déo. Le gouvernement central chinois ayant obtenu satisfaction quant à son débouché par Haiphong, Salan a fait accepter aux militaires qu’ils rentrent dans leur pays. Mais ces archives révèlent surtout le rôle méconnu de Salan auprès des dirigeants du Viet-minh, dans l’ombre, pour leur faire accepter le débarquement de quelques milliers de soldats derrière Leclerc. Comme responsable militaire du Nord de l’Indochine, il a été associé par le gouvernement à toutes les rencontres avec eux, jusqu’à la malheureuse conférence de Fontainebleau de l’été 1946, révélant à ses supérieurs de Paris l’emprise des unités Viet-minh sur toute la péninsule, suggérant même d’éviter toute rupture en raison de la complexité de la situation interne à Saigon ou dans les campagnes. Une première expérience de la décolonisation, où se mêlent facteurs militaires, propagande idéologique et manoeuvres pour s’emparer du pouvoir de l’ancien colonisateur.

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